LA COMMUNE

La commune de Saint-Mards-en-Othe se situe au centre du Pays d’Othe au milieu d’un paysage pittoresque et vallonné. A l’ouest du département de l’Aube et à la limite avec le département de l’Yonne elle est entourée par plusieurs communes : Aix-en-Othe, Villemoiron-en-Othe, Chennegy, Maraye-en-Othe, Nogent-en-Othe,  Sormery et Boeurs-en-Othe.

A mi-chemin entre Troyes et Sens (une trentaine de km), à 8 km d’Aix-en-Othe et à environ 130 km de Paris, la commune de 665 habitants est traversée par la D 374. 
La superficie de la commune est de 3140 hectares dont 485 hectares de bois. La Nosle (affluent de la Vanne) le traverse pour se diriger ensuite en direction d’Aix-en-Othe.

Le territoire à vocation agricole compte 13 hameaux : Vaucouards, Saint-Bouin, La Belle Fayte, Vaubadon, La Mivoie, La Lisière des Bois, La Belle Epine, Le Nervost, Le Prédaissy, Les Robins, Les Trois Maisons, La Croix-Saint-Jacques et le Bel Air.

Un peu d'histoire

L’origine du village remonte à l’époque de la préhistoire. Au XIIIème siècle le nom du village apparaît dans une transaction entre Thibaut IV qui cède plusieurs villages à Erard de Brienne et à Philippe de Champagne en contrepartie de leur renoncement à leurs droits sur le comté. Au XIVe siècle Saint-Mards passe par le mariage aux Pièdefer, illustre famille parisienne gagnée à la Réforme et qui fera de Saint-Mards  au XVIe et XVIIe, l’un des principaux centres du protestantisme en Champagne.

La ville connaît son âge d’or au début du XIXe siècle. Elle compte alors 1700 habitants et est considérée comme « la reine de l’industrie du Pays d’Othe » en raison de l’activité de tissage avec ses 350 métiers à tisser.  

L’esprit othéen qualifié de libertaire par Marcel Degeois fait que les habitants se sont opposés au fil de temps à tous les formes de domination abusive. C’est ainsi que Saint-Mards s’illustre lors de conflits de religions en résistant au pouvoir ecclésiastique. Durant la Révolution les habitants, républicains convaincus, ont affronté les contre-révolutionnaires.

Durant la Seconde Guerre mondiale Saint-Mards a connu des épisodes parfois sanglants dans le Maquis de la Fôret d’Othe qui culminent avec l’attaque du 20 juin 1944 dans laquelle 27 hommes sont tombés (Jeanne Marte – Au courant de la Vanne). Le Maquis de Saint-Mards-en-Othe est un des neufs hauts lieux de la Résistance de l’Aube.   

La commune commence à renaître dans les années 1970 lorsque de nombreux citadins principalement de la région parisienne achètent et restaurent des maisons.